Vinc et Ju au M...'s profileVincent et Juliette au M...PhotosBlogLists Tools Help

Blog


    November 14

    vinc et ju en vadrouille

    Le stage s’est terminé, nous avons fait nos adieux à notre p’tite maison et à nos amis de Puerto Morelos avant de partir en ballade les sacs déjà bien chargés. Mérida, le Chiapas et un tour au Guatemala avant de rejoindre la bande d’inapgiens mexicains début décembre. Nous voici déjà au Guatemala, mais auparavant nous avons goûté aux charmes du Yucatan et  du Chiapas. Pour commencer nous avons embarqué des norvégiens (on rencontre des jeunes des 4 coins du monde dans les auberges de jeunesse qui font souvent des voyages plus longs que le notre!!) voir les cénotes de Cuzama. Les trois cavités se visitent grâce au « truck », un petit réseau de chemin de fer qui servait à transporter le sisal ou henequen, ancien « or vert » de l’état du Yucatan. L’arrivée du nylon ayant sonné le glas de l’industrie cette fibre, c’est un tout autre or, le touriste, qui se fait trimbaler avec plaisir au milieu des anciennes plantations d’agave.

    Puis nous avons sué dans l’ascension des ruines de Palenque, superbes dans leur gangue de forêt tropicale. Craqué pour le charme de San Cristobal de Las Casas, adopté la médecine Maya et re-sué sur les marches des ruines de Tonina (traduction : la maison de pierre, un site impressionnant : toute une colline couverte de palais avec à l’intérieur des fresques en couleurs très bien conservées).

    Enfin, nous avons passé la frontière guatemaltèque. Bienvenue au pays des bus barjos, rutilants et pleins de couleurs, inconfortables au possible, les chauffeurs (ici on dit pilote) les mènent à des cadences telles sur ces routes sinueuses que seule une gravité plus forte  qu’ailleurs semble nous faire tenir la route et empêcher nos sacs sur le toit de valdinguer.

    Guatemala donc, pays de couleurs (costumes traditionnels superbes) et de volcans. Le lac Atitlan, où nous nous trouvons en ce moment, en est entouré et nous projetons d’en grimper quelques uns. Affaire à suivre.. régalez vous des photos et surtout de la coupe de cheveux de Vincent !

    On a hâte de vous revoir tous pour partager les expériences.
    September 25

    Le Kite-Surf, c'est fun mais ça fait mal aux pieds! (Vincent)

    Salut à tous! Bon et bien oui, ce week-end, il y a eu du vent. Pas trop, juste ce qu'il fallait pour tester le matériel de Kite Surf d'Adrien. Nous voilà donc partis (Adrien et moi) à Isla blanca, un endroit magnifique au nord de Cancun, fine langue de sable séparant la mer d'un côté d'une immense lagune de l'autre où on a pied sur plus de 500m...Enfin bref l'endroit parfait pour débuter et en plus il n'y a que nous. Qu'on se le dise, ça va envoyer du gros!!!! En fait, on a bien galéré et on s'est bien marré. On a réussi à sortir de l'eau mais après, prendre de la vitesse et naviguer, c'est autre chose. Quelques magnifiques gamelles, vols planés plus ou moins contrôlés et lavages d'estomac à l'eau de mer n'ont cependant pas entamé notre enthousiasme. Nous avons imputé cet échec successivement au vent : trop faible et irrégulier, à la planche : trop petite, au Kite : pas bien réglé, à l'eau de la lagune : trop chaude, aux magistrats du tribunal de Bobigny.... euh mais là je m'égare. Le seul petit détail agaçant fut la présence de cailloux à certains endroits et de crabes pas farouches pour un sous qui vous attaquent lorsque vous pénétrez dans leur territoire!!! Nous rentrâmes donc fourbus, coupsdesoleillés, les pieds en vrac mais heureux! La suite du we fut plus calme, Mario avait ramené un jeu de pétanque de son récent voyage en France. Ce qui nous a permis d'initier nos amis mexicains aux joies de la pétanque-pastis qui, faute de pastis, s'est transformé en pétanque-bière! Maux de crânes garantis! La morale de ce billet, c'est que si tu veux pas te faire mal aux pieds, joue plutôt à la pétanque. PS : oui maman, mes cheveux poussent toujours librement mais ne t'inquiète pas je suis encore présentable!!!
    August 25

    Vacances semaine 2 (Ju)

    La Ford explorer equipée de ses nouveaux pneus, nous voila près à partir le lundi pour Mérida, capitale du Yucatan à 300 km à l'Ouest de Cancun. Après quelques heures de bagnole, nous arrivons sous un ciel couchant magnifique à Mérida. Le temps de trouver un hotel (merci le routard..) et nous voila parti à la découverte de Mérida by night. Ville bien sympathique et très jolie. Le lendemain, nous nous sommes baladés dans le marché populaire où l'on trouve tout et n'importe quoi, quartier chapeau, quartier cuir, quartier tripes de volailles.. tout ca dans une très bonne ambiance. Puis une visite du musée de l'archéologie maya avant d'entamer les visites des ruines mayas les jours qui suivent. Le principal c'est qu'on a enfin trouvé une ville avec une âme mexicaine, ce qui change quand même de la côte caraïbe.. Mercredi départ pour tixobob, village réputé pour ses hamacs. On voulait aller voir les ateliers où ils sont fabriqués plutot que de les acheter dans un magasin pour les touristes a Merida. Mais surprise, on n'avait meme pas gare la voiture dans le village qu'il y avait deja 3 mecs qui nous hellaient pour nous vendre leur hamacs... Et oui, le touriste va partout. On s'offre un petit tour en taxi bicy pour aller voir un de ces fameux ateliers, ou bien evidemment ils ne font plus les hamacs a la main mais on finit par trouver ceux que l'on cherchait, grands et fins. Encore une petite heure de marchandage et nous voila reparti avec nos achats. On a roulé directement vers les ruines d'Uxmal. Leur particularite : elles se trouvent sur une colline (100m!), surement la seule denivelee de toute la peninsule et cela vous permet d'avoir une vue etonnante sur la selva. Ces ruines sont magnifiques et au prix de l'entree s'ajoute un son et lumiere, qui permet de voir s'illuminer les pyramides a la nuit tombee sur fond de legendes mayas et de musique. Apres le spectacle, on s'est offert un petit plaisir en s'installant au club med a cote du site, petit hotel de luxe... craquage des vacances! Au programme de la soirée : bonne bouffe, bouteille de vin et rami! (Je tiens à signaler que je les ai plumé pour ceux qui auraient des doutes..) Le lendemain tres tot, on est alle a l'ouverture sur les ruines pour profiter du peu de monde et si les moustiques ne nous avaient pas déranger on serait resté des heures a les comtempler. Ensuite on a traverse le Yucatan par les petites routes pour voir les différents petits villages mayas et atterir en fin d'après midi à Chichen Itza, site très réputé pour ses ruines. Fameux oui, mais un peu trop, c'est aujourd'hui une grande usine avec des centaines voir des milliers de touristes par jour, les chemins pour visiter les ruines sont jonchées de petits vendeurs qui t'interpellent tout le temps... Heureusement que nous sommes arrivés tard et que nous n'avons pas eu l'affluence de la journée. Il reste que ces ruines sont très impressionnantes aussi, on se sent bien petit à coté. Après ces quelques journées bien remplies, nous retournons à Puerto Morelos pour terminer tranquillement les vacances. Quelques courses (pour éviter que je pique à Vincent toutes ses fringues..) tant qu'on a encore la voiture, petite soirée chez les copains et c'est déjà l'heure de reprendre le boulot... snif!
    August 21

    Vacances bien remplies (semaine 1, Vincent)

    Adrien et Melina nous prêtent leur voiture pendant leurs vacances en France, notre maître de stage est également au repos et Olivier (un ami de Juliette) débarquent le 7 : voilà toutes les conditions réunies pour nous échapper un peu du labo et enfin visiter la péninsule du Yucatan où nous vivons depuis plus de deux mois. Toutes les conditions? Non..., bien sûr un détail résiste encore et toujours, persistant à contrarier vos projets, butée tel une balane fixée sur la carapace d'une tortue centenaire. Il suffit en effet que votre carte visa vous lâche sans vous prévenir et refuse comme ça d'un coup de vous sortir ces précieux morceaux de papier si utiles quant on veut voyager un peu. Heureusement Olivier a pu, grâce au pouvoir de la gold, subvenir à nos besoins. Nous le remercions au passage d'avoir sauvé nos vacances et de nous avoir préparé un boeuf bourguignon trop bon. Les premiers jours de vacances se sont joués à temps partiel sur un mode tout ou rien. Nous sommes en effet retourné à Akumal, vous savez la plage trop belle, les palmiers, les tortues et la lagune remplies d'algues malodorantes? Lagune que nous avons continuée à nettoyer... Les matins furent plutôt rudes : levés à six heures (il fait moins chaud pour travailler), nettoyage et évacuation des algues tout ça à la main et dans des sacs poubelles. Mon point de vue : travail de titan necessitant au moins 25 personnes à plein temps pendant pendant une semaine mais que nous avons entamés à 6 avec des moyens plus que rudimentaires et une organisation digne d'une équipe de rugby de l'INA pour ses premiers matches. Les après midi par contre passaient comme des rêves éveillés à snorkeller (palmes, masques, tuba) sur le magnifique site d'Akumal avec sa barrière de corail toute proche. On a même pu retourner veiller les tortues le soir et nous avons vues la course des bébés tortues sortant du nid pour se plonger dans la mer...tout ça sous un beau clair de lune...trop mignon. Bilan de ces trois jours : nage avec les tortues vertes, raie léopard, requin nourrice, dos en vrac, ampoules partout, et trois tonnes d'algues évacuées...malgré tous je re-signerais tous de suite. De retour à Puerto, Olivier nous a gratifié d'un petit dîner à la française (le fameux boeuf bourguignon) avec quelques amis, très bons et très sympas, la soirée s'est d'ailleurs un peu prolongée... sans doute sous l'influence de la démoniaque téquila "chamuco" (diable). En discutant ce soir là avec Kor et Daniela, on apprend qu'ils vont plonger dimanche et qu'ils ont encore une place sur le bateau!! Tandis que Juliette et Olivier vont visiter les ruines de Tulum, me voilà parti sur le bateau du parc naturel de Puerto Morelos en direction des récifs de Boya Calada. Problème, tous ceux qui sont sur le bateau sont soit moniteur ou bien on déjà des niveaux de plongée tandis que je n'ai plongé que trois fois en bouteilles dont la dernière il y a de ça 3-4 ans. Ils me font quand même confiance et un des gars m'accompagne pour plus de sécurité. Le rêve : une plongée dans la mer des caraïbes, sur un récif superbe à 12-15m.(voir photos) Tout s'est déroulé nickel, j'ai gardé mon sourire béat toute la journée. Bien sûr ils m'ont recommandé de suivre une petite formation, après une telle expérience je suis évidemment tenté mais c'est un loisir qui demande du temps et de l'argent. Lundi fut une journée consacrée à l'entretien de la voiture (vidange, pneus...) avant de partir en road trip dans le yucatan.....
    July 31

    Crémaillère et ses notes

    Voila un petit moment que nous n'avons pas pris le clavier pour vous narrez quelques menus détails croustillants mais néanmoins lourds d'enseignements de notre lutte pour la survie dans l'environnement hostile de la riviera maya. Par où commencer? Ah oui, vous-ai-je raconté notre crémaillère ? Une soirée "chingon" comme on dit chez nous. C'était un vendredi soir, Heidi a accepté de venir faire des enchiladas verde chez nous, occasion d'inviter quelques amis à profiter de notre nouvelle maison. Le truc c'est qu'on bosse à Cancun et qu'il faut que quelqu'un nous conduise à Puerto Morelos, ce qu'Emiliano accepte gentiment vu que pour l'instant il est logé par des amis là-bas. Emiliano, vous le connaissez pas encore? Super sympa, nouveau au labo, il est arrivé la semaine de notre crémaillère et nous avons eu l'occasion de mieux le connaître lorsqu'il est passé un soir à la maison. Très intéressant personnage, cultivé, ouvert, cool très cool, à peine commençait-il à élever un peu la voix lorsque la bouteille de téquila se trouva vide... Enfin bref nous voilà dans sa voiture Juliette, Moi et Heidi. On doit juste passer chez Heidi chercher les ingrédients pour les enchiladas et ensuite direction Puerto Morelos. Enfin ça c'est le scénario rapide, c'est sans compter sur Emiliano (1 cigarette tous les kilomètres) son sens de l'orientation et sa réactivité toute mexicaine. Après avoir fait quatorze fois le tour de Cancun parce qu'il ratait à chaque fois la rue où il fallait tourner, après avoir attendu que Heidi prennent ses affaires, après avoir cherché pendant 3 plombes le point de rendez-vous que s'est fixé Emiliano avec un de ses potes qui voulait "un ride" pour Puerto Morelos, après avoir attendu le-dit pote qui s'est révélé être le sosie de Jean Reno, nous arrivons finalement chez nous vers 10h30 alors que 5 personnes attendent devant notre maison désepérement vide. La suite est plus classique, d'une dizaine de personnes on est passé à plus de vingt (encore des potes d'Emiliano), les enchiladas n'ont pas failli à leur nom (un de nos amis français qui à voulu jouer le malin à goûter à la sauce piquante s'en ait vite fait repenti), la nuit fut longue et il s'en est même trouvé quelques uns pour tenter d'aller à une rave sur la plage commençant à 6 heures (les horaires mexicains). La suite du we fut plus "détente" avec la découverte de quelques cénotes du coin (des cavités noyées). La baignade dans l'eau fraîche et limpide au milieu des stalactiques et des jeux de lumières a quelque chose d'une inquiétante féerie. C'est pas pour rien que les Mayas considéraient ces endroits comme des portes de communication avec les dieux de l'infra-monde.
    July 17

    Puerto Morelos et ses anecdotes (ju)

    Nous voila déjà depuis une semaine dans notre nouvelle maison. Il faut dire que cela ne fut pas facile de quitter notre ancienne propriétaire. Elle voulait tellement nous garder qu'elle a garde une petite partie de nous pour ne pas nous oublier, à savoir la caution d'un mois de logement... Et oui, ici si tu veux récupérer ta caution (puisque tu n'as rien abimer dans l'appartement) il faut compter que ta proprio te menace toi et aussi ton maitre de stage (histoire de bien te mettre mal a l'aise) d'appeler la police, d'envoyer des gens pour te casser la gueule et tutti quanti. Donc on est quand mm parti, sans nos sous, et on a decide d'oublier cette folle meme si ca va etre dur puisqu'on vit encore en face de chez elle. Enfin, on entend déjà moins son perroquet qui hurle toute la journée, et on la voit beaucoup moins. Elle a aussi specifie que lorsqu'on la croiserait dans la rue, il nous faudra baisser la tête pour ne pas la déranger.. On nous avait prévenu qu'on vivait dans la rue des folles, qui font toutes parties du même club de yoga et qui croit en des réalités différentes.. mais on savait pas vraiment qu'on pouvait s'attendre à ça. Notre chère proprio Teresa cherche par exemple dans cette vie son cote féminin puiqu'avant elle était un homme. On peut vous dire qu'elle ne l'a pas encore trouvé.. Enfin maintenant, on vit dans une petite maison orange toute mimi (cf photos), on peut recevoir nos amis puisqu'on a une chambre d'amis (avis à tout ceux qui veulent un peu de mer caraïbe dans leur album souvenir), un petit jardin tropical et une nouvelle propriétaire italienne beaucoup moins casse-pieds. Donc la vie ici reprend son cours normalement. On a quand même eu une invasion de streptococcus pour le week end, oui ils ne viennent jamais te déranger pendant la semaine, pour clouer Vincent au lit avec une angine blanche de mammouth comme dirait Guillaume. On a aussi des photos de ses petites colonies blanches dans la gorge pour les amateurs de films d'horreur. Une bonne fievre, plus possible d'avaler ne serait-ce qu'un verre d'eau, parfois on bénit les antibiotiques. On les a un peu aidé avec une injection d'anti inflammatoire pour qu'il recouvre ses forces plus vite, c'est la première fois que Vincent appréciait autant une piqure. Le docteur du village, qui a étudié en France, est un peu folklo et a voulu m'apprendre à faire un diagnostic, à faire l'injection (en me schématisant des fesses pour que je comprenne bien) mais je ne me sentais vraiment pas le coeur de le piquer avec une aiguille de 4 cm.. ouie. Enfin le principal c'est que tout cela a bien marché et nous a permis de nous joindre aux copains samedi soir pour prendre l'apéro classique (ais je besoin de citer la tequila?) de manger un petit poisson et d'aller à l'expedition tortue, moment magique où on peut aller surveiller les tortues qui viennent pondre sur la plage. On a même vu leurs petits oeufs avant qu'elles les enfouissent, comme des grosses balles de ping pong luisantes, avec un clair de lune superbe. Une soirée bien classique en somme, resto de poissons, tequila et tortues! Dimanche, fin de week end plus calme avec une copine mexicaine du labo, Heidi, venue passer qq jours a puerto morelos, le temps de lui apprendre à jouer au Back gammon, de boire des jus de fruits exotiques, de manger qq sushis, de refaire le monde et de se raconter nos histoires pendant que vincent tond la pelouse ... oui les filles ca ne fait que parler pendant que les hommes eux, sont utiles.. et il faut déjà penser à récuperer des forces pour la semaine. la grande nouvelle du we c'est qu'on a adopté Arturo, cf photo toujours, qui cherchait à s'immiscer sous les draps... Bonne continuation à tous
    July 06

    News en vrac (Vincent)

    Scénario à l'américaine pour les élections présidentielles au mexique, 4 jours après le scrutin on ne connaît toujours pas le nom du nouveau président. Il faut dire que la campagne était dejà bien folklo, il y a les débats télévisés classiques que l'on connait bien où règne la langue de bois et les attaques courtoises. Et puis il y a tout le reste, des banderoles partout, sur chaque poteau, chaque pannneau où s'étalent des slogans de campagne choc : "Roberto, si puede" (ce que je traduirais par "Roberto, oui il peut le faire") ou encore "con el PAN, te va a ir muy bien" ("avec le PAN, tu vas aller super bien!")......Les spots radio sont encore mieux, ainsi une candidate au sénatoriale (ah oui j'oubliais, ils ont aussi voté pour leurs sénateurs dimanche) annonce avec un aplomb déconcertant qu'elle veut tout faire pour protéger le patrimoine écologique du Méxique et que pour cela elle fera voter des lois qui protégerons la forêt, la mer et......le soleil, oui, oui sans blague. Mais le clou c'est un spot radio pour un sénateur, chanté par un type de la star'ac locale avec choeurs derrière et tout : "Hay un mejooooooor mananaaaaaaa, hay un mejoooooor mananaaaaaa, con Pedro sera diferenteeee, Pedroooooo" Mythique. Spéciale dédicace à Pedro de l'INA. Un argument de campagne classique ici, c'est d'affirmer que l'on est "propre". Dans un pays rongé par la corruption, la lutte s'organise mais il reste beaucoup de chemin à faire. En témoigne ces dernières élections, durant lesquelles des milliers de personnes n'ont pas pu voter à cause de casillas fermées ou pas assez grandes, et au moment de l'annonce des premiers résultats dimanche donnant le parti au pouvoir gagnant de peu (le PAN de Felipe Calderon, conservateur), on retrouvait des urnes dans des décharges pleines de voix pour Lopez Obrador candidat de l'opposition (PRD, gauche). A l'heure qu'il est, le recomptage vote par vote donne les deux candidats au coude à coude... Mais trêve de galéjades, revenons à du concret, à du lourd, à ce qui vous tient en haleine depuis maintenant 1 mois et 6 jours,... notre petite vie à nous bien sûr! Hier, on a joué un remake d'Indiana Jones au pays des mayas. Relevés d'échantillons sur le terrain : canoe dans la mangrove au milieu des ibis, des hérons et des crocos. 4x4 dans la selva pour arriver au cénote de Siete Bocas, énorme cavité noyée s'ouvrant vers le ciel par sept petits puits. Les jeux de lumières dans cette eau limpide sont hallucinants, malheureusement j'avais oublié mon maillot. Le soir, lors de ma baignade journalière (j'enrobe un peu, des fois je rentre trop tard pour aller admirer les poissons) j'ai fait la connaissance avec Nemouth, un mérou de MAAmmouth (1,50 de long facile) qui a tenté de m'impresionner en ouvrant la bouche à mon approche. Voyant que je n'avais pas peur (c'est à peu près à ce moment que j'ai bouffé mon tuba!), vexé, il est parti se cacher dans son Ojo de Agua (une exurgence sous-marine). Voilà donc un petit aperçu de nos aventures (à peine édulcoré). J'espère que tout ce passe pour le mieux pour vous que vous soyez en France ou éparpillé de par le vaste monde. Suerte
    June 26

    sortie terrain Akumal (Juliette)

    Apres quelques difficultes pour obtenir l'autorisation de sortie, nous voici parti pour une journee de terrain dans le village d'Akumal à 2h de route au sud de cancun. Village tres tres americanisé et pour cause, c'est un grand site de plongée avec de nombreuses tortues qui viennent pondre la nuit. Du coup, ici on voit moins les traces des ouragans puisqu'ils ont plus de sous pour entretenir leurs plages (cf photos). Arrivée à 11H, il nous restait trois heures avant le match de la france pour faire 8 echantillons dans une lagune eutrophisée. Une petite marche dans la selva et nous voici devant une lagune superbe, devorée par les algues mais avec une végétation étonnante. On commence le premier echantillon. Ici ce ne sont pas les crocodiles mais le soleil qu'il faut craindre. Et oui ma petite peau de blonde n'a pas resisté au fameux changement de température après la clim de la voiture et j ai bien failli m'évanouir au milieu de la lagune sur les rochers. J'ai même experimenté une perte de vision durant quelques minutes... La classe les gringos, 10 minutes de soleil et ils sont KO. Du coup j ai bouquiné à l'ombre en attendant qu'ils terminent les mesures. On est quand même arrivé à l'heure pour le match (pas trop mal pour une fois) contre le togo. Journee productive, heureusement que Vincent a comblé mon manque d'aptitude en faisant la bête de somme avec tous les appareils de mesure. Il reste que nous avons bien profite de l endroit, et on s est deja inscrit pour la prochaine sortie (equipe cette fois de bons chapeaux et prevenus!)
    June 15

    Mondial sur webcam

    Tandis que tout le pays s'arrête et que même le personnel du Centro de Investigacion Cientifica de Yucatan (c'est là que nous travaillons) est officiellement convié à se rendre à l'auditorium pour regarder les matches de la séléction mexicaine, nous avons désepérément tenté de suivre le premier match de l'équipe de France au labo. Malheureusement, pas de retransmission sur les chaînes hertziennes de ce match, la télé spécialement amenée pour le mondial ne nous a donc pas été utile. Après avoir vainement tenté de trouver un site internet qui le retransmette en direct nous nous sommes rabattu sur la radio et une webcam gentiment pointée sur la télé par Emilie....à Paris!!! L'image était certe un peu saccadée mais ce n'était rien à côté du décalage de près d'une minute entre la webcam et la radio. Assez frustrant donc, tout comme le résultat final. Hier, relevé d'échantillons en pleine mangrove où trainent quelques crocodiles. Episode assez marrant de Juliette dirigeant la barque tout en sursautant au moindre tétard affleurant l'eau!!!
    June 12

    Marquez, Alberto, Bravo, cherchez l'intru?

    Je vous vois froncer les sourcils, tentant de réveiller vos synapses enraillées par deux ans de cours à l'Agro. Et la réponse est... Alberto!!!! Bien joué à tout ceux qui ont trouvé, ils ont gagné....toute notre estime. Explication, Marquez est le capitaine de la sélection mexicaine et Bravo est l'auteur du doublé de dimanche (Mexique-Iran : 3-1), match que nous avons regardé chez Kor avec plein de mexicains bien sympas en mangeant de la barbacoa (viande de montons préparée d'une manière super bonne que je saurai même pas la décrire) dans des tortillas. Kor? Pas très mexicain me direz-vous, et je répondrai,... vous avez raison. C'est le hollandais de Puerto Morelos, il a même le chapeau et les chaussures oranges pour supporter son équipe! Mais alors Alberto, qui-est-ce? C'est tout simplement le petit nom de la première dépression tropicale de la saison. Pas de panique, elle se dirige vers la floride et n'est pas très méchante comparé à Cathrina ou encore Wilma, cyclone de puissance 5 qui a dévasté la région l'année dernière. La mangrove en porte encore les traces et ils restent quelques maisons écroulées en bord de mer. Maisons qui sont aussitôt reconstruites, maisons qui prolifèrent le long de la côte tout comme les hotels et marinas destinées au gringos, jusqu'à ce qu'un nouvel ouragan reviennent tout balayer et que l'on s'empresse de reconstruire encore....etc, etc(la logique anthropique??).